Les chiffres de l’ e commerce au Maghreb

Peu à peu le commerce électronique poursuit son bonhomme de chemin. Jadis réservé à quelques amateurs de nouvelles technologies, il se répand progressivement auprès des populations. Le nombre d’acheteurs en ligne maghrébins demeure cependant bien inférieur aux américains ou aux européens. Cela tient à deux facteurs : un taux de raccordement au réseau encore balbutiant et l’extrême réserve des ménages vis-à-vis des échanges dématérialisés. On dénombre 1,5 millions d’accès au net au Maroc. C’est l’un des pays du continent Africain ou le succès de la toile a été le plus fulgurant. Plus de la moitié de la population se rend sur internet grâce aux technologies filaires ou à la 3 G. Beaucoup de personnes utilisent les sites d’annonces (voir ici pour un exemple) pour faire des achats. Un coup de pouce a été donné aux PME pour accentuer leur informatisation et leur permettre, en particulier, d’ouvrir des boutiques en ligne. Il y aurait plus de 8 millions de cartes en circulation. On estime que le chiffre d’affaires aurait dépassé les 500 millions de DH en 2011. Un salon dédié à l’e commerce s’est même tenu à Casablanca en Mai dernier.
Avec 1,6 millions de points de contact à internet, l’Algérie est encore en recul. Sur un plan technique, les connections doivent encore s’accélérer. Un plan de rattrapage a ainsi été lancé par le gouvernement. Avec ses 36 millions d’habitants, ce pays dispose d’un bon potentiel. Dans un tel contexte, le commerce électronique peine à se développer. Les nouvelles technologies (3G en particulier, ou meme smartphone tel que l’iphone ou autres..) devraient progressivement inverser la donne.

En Tunisie également les boutiques en ligne connaissent un profond succès. On retrouve en tête des sites les plus visités ceux des grandes multinationales (3 suisses…). Mais de nouveaux e commerçants, tels que Awsawb ou Maryouli, font une apparition remarquée. La clé de la réussite réside dans la confiance que les internautes accordent dans ses sites internet. Ceux-ci sont encore un peu frileux vis-à-vis des échanges dématérialisés.